La plâtrerie sèche, en plaques de plâtre sur ossature métallique, sert à créer ou redistribuer des pièces, à doubler les murs, à abaisser ou habiller un plafond et à préparer des surfaces lisses pour la peinture. Nous la réalisons en rénovation, dans une extension ou une dépendance, et en accompagnement de nos autres chantiers : salle de bain, électricité, isolation par l’intérieur.
Ce que nous réalisons
- Cloisons de distribution : création d’une chambre, d’un dressing, d’une salle d’eau, redécoupage d’un plateau.
- Doublages : collés ou sur ossature, avec ou sans isolant, pour redresser un mur ou y passer des gaines.
- Faux plafonds : sous un plafond abîmé, pour cacher des réseaux, intégrer des spots ou isoler sous les combles.
- Coffrages : habillage de gaines, de descentes ou de poutres.
- Bandes et finitions : traitement des joints, angles, raccords, jusqu’à une surface prête à peindre.
Comment se monte une cloison en plaques de plâtre
Le DTU 25.41 encadre la pose des ouvrages en plaques de plâtre. Le carnet de pose de Siniat, qui le reprend, en donne les règles principales :
- les rails se fixent au sol et au plafond tous les 60 cm au plus, à plus de 5 cm du bord d’une dalle ;
- les montants se coupent à la hauteur sous plafond moins 1 cm, et leur type dépend de la hauteur de la cloison et du nombre de plaques ;
- les plaques se coupent elles aussi 1 cm plus court que la hauteur, pour garder un jeu en pied de cloison et l’éloigner de l’eau pendant le chantier ;
- en parement simple, les plaques se posent à la verticale : la pose horizontale est interdite par le DTU 25.41 ;
- les vis se placent tous les 30 cm dans les montants et les rails, à 1 cm au moins du bord de la plaque, face à face au droit des joints : le vissage en quinconce est interdit ;
- les joints des plaques se croisent d’une face à l’autre.
Ces règles évitent les fissures aux joints et les déformations de la cloison. Avant la fermeture du deuxième parement, nous posons les gaines électriques, les boîtiers et les renforts pour ce qui sera suspendu : meubles hauts, lavabo, téléviseur.
Quelle plaque pour quel usage
La plaque standard, appelée BA13, convient aux cloisons et aux plafonds des pièces sèches ; en parement simple, elle est réservée aux logements selon Siniat. Une cloison plus haute se monte en plaques plus épaisses (BA18) ou en double parement, avec des montants plus larges : le carnet de pose donne, pour chaque montage, la hauteur maximale admise. Les pièces humides reçoivent des plaques hydrofuges, présentées plus bas. Le choix se fait à la visite, selon la hauteur sous plafond, l’usage de la pièce et ce qui sera fixé au mur.
Faux plafond : ossature et suspentes
Un faux plafond se pose sur des fourrures métalliques tenues par des suspentes. Pour une plaque BA13 sur fourrures, l’entraxe courant des fourrures est de 60 cm avec des suspentes tous les 1,20 m ; il descend à 50 cm sous un isolant de 6 à 10 kg/m² et en ambiance très humide, au-delà de 80 % d’humidité. Les plaques posées parallèlement aux fourrures demandent un entraxe de 40 cm. Plus l’isolant posé au-dessus est lourd, plus les suspentes se rapprochent : les tableaux du fabricant fixent la portée selon le poids de l’isolant (Siniat, « Comment installer un plafond en plaques de plâtre ? », d’après le DTU 25.41).
Le faux plafond se trace d’abord au niveau sur tous les murs, puis reçoit une cornière périphérique. C’est le moment d’y prévoir les spots, une bouche de ventilation ou le passage d’une gaine.
Doublages collés et doublages sur ossature
Un doublage collé (complexe plaque et isolant) se pose au mortier adhésif sur un mur sain. Le DTU 25.42, repris par Siniat, demande un support préparé : sur un mur ancien, il doit être nu, ni peint ni tapissé, et l’enduit sondé et réparé s’il sonne creux ; sur un béton neuf, les irrégularités ne dépassent pas 15 mm. Les plots de mortier, d’environ 10 cm de diamètre, se répartissent tous les 30 cm en largeur et tous les 40 cm en hauteur. La pose se fait à 5 °C au moins, sur un support non gelé, et les panneaux reposent sur des cales de 1 cm ; dans une pièce humide, ce jeu se calfeutre avec de la laine minérale et un mastic souple.
Quand le mur est trop irrégulier, humide par endroits ou qu’il faut faire passer des gaines, le doublage se monte sur une ossature métallique, avec l’isolant entre les montants. Cette solution prend un peu plus d’épaisseur et laisse un vide technique.
Pièces humides : plaques hydrofuges
Dans une salle de bain, une plaque hydrofuge est obligatoire, et elle est recommandée en cuisine et dans les WC. En pied de cloison, un joint en ruban mousse se pose sous le rail ; sur un sol brut avant chape, un film polyéthylène remonte 2 cm au-dessus du sol fini (Siniat, carnet de pose). Les murs de la douche reçoivent ensuite leur protection à l’eau sous le revêtement : voir notre page rénovation de salle de bain.
Bandes et finitions
Les joints entre plaques se traitent avec une bande et plusieurs passes d’enduit, puis un ponçage, pour une surface continue. Les angles saillants reçoivent une bande armée. La photo en tête de cette page montre ce travail sur un de nos chantiers. Une surface bien finie en plâtrerie demande moins de reprises en peinture : nos équipes enchaînent les deux.
Quand la plâtrerie devient une isolation
Un doublage qui intègre un isolant sur un mur extérieur est une isolation des murs par l’intérieur ; sous des rampants ou un plafond de combles, c’est une isolation de toiture. Ces travaux relèvent de notre qualification Qualibat RGE 7122. Avec une résistance thermique R d’au moins 3,7 pour les murs et 6 pour les rampants, ils peuvent ouvrir droit à une prime CEE, présentée sur notre page isolation par l’intérieur et dans le guide isoler rampants, combles aménagés et plafonds.
La loi l’impose parfois : aménager une pièce de plus de 5 m² pour la rendre habitable, comme des combles, un garage ou une buanderie, oblige à isoler ses parois opaques donnant sur l’extérieur ou sur un local non chauffé (service-public.gouv.fr, « Doit-on obligatoirement entreprendre des travaux d’isolation thermique en cas de rénovation ? », vérifié le 20 juin 2025).
Maisons anciennes et dépendances
Dans une maison alsacienne ou lorraine ancienne, les murs peuvent être hors d’aplomb, les planchers en bois peuvent fléchir, et les plafonds sont parfois en plâtre sur lattis. Une ossature métallique rattrape ces écarts : c’est pour cela que la visite technique mesure les faux aplombs et vérifie les supports avant de choisir entre doublage collé et doublage sur ossature.
Si le permis de construire de votre maison date d’avant le 1er juillet 1997, un état amiante est exigé à chaque vente (service-public.gouv.fr, diagnostics à fournir en cas de vente) : si vous en avez un, montrez-le-nous lors de la visite, avant toute dépose d’anciens plafonds ou cloisons.
Un client nous a confié la réhabilitation de sa maison et la création complète d’une dépendance de 60 m² (avis Google de mai 2026). Sur ce type de chantier, cloisons, doublages, plafonds, électricité et peinture se suivent avec les mêmes équipes.
Ce que comprend un chantier de plâtrerie avec nous
Après la visite technique, le devis détaille chaque ouvrage avec ses quantités : cloisons, doublages, plafonds, bandes. Pendant les travaux, les sols et les pièces de passage sont protégés, et un seul interlocuteur suit le chantier. Ces travaux n’ont pas d’aide de l’État, sauf quand le doublage est une isolation éligible aux primes CEE. Dans un logement achevé depuis plus de deux ans, ils relèvent en principe de la TVA à 10 % (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 21 février 2026). La visite et le devis sont gratuits.



