Traversée par la Thur et bordée par les Vosges, Cernay se tient au carrefour de l’axe nord-sud de la plaine d’Alsace et de la route de Lorraine. Fortifiée dès 1268, la ville accueille au milieu du XVIIIe siècle l’industrie cotonnière venue de Mulhouse, attirée par une main-d’œuvre abondante et une eau de qualité (site de la ville).
Les destructions de 1915 et de 1945, puis un parc récent
Cernay a été en grande partie détruite en 1915, pendant la Première Guerre mondiale, puis très endommagée en 1945 par les combats de la poche de Colmar, qui ont détruit la plupart des bâtiments communaux et tous les ponts. Le bâti d’avant 1946 ne représente plus que 16,6 % des résidences principales (INSEE 2023). La ville s’est surtout construite ensuite, et beaucoup récemment : 38,0 % des résidences principales datent d’après 1990, dont 18,1 % de 2006 à 2020. Après la crise du textile des années 1980, Cernay est devenue un pôle économique, avec plus de 300 entreprises selon la ville.
On compte 45,3 % de maisons parmi les résidences principales, et plus de la moitié des ménages (55,3 %) habitent un logement dont ils sont propriétaires. Pour une maison récente, le gain principal vient souvent du chauffage ; pour les 25,7 % de résidences principales des années 1946 à 1970, il faut d’abord isoler les murs et la toiture.
Monuments, abords et réseau de chaleur
La porte de Thann, classée monument historique en 1920, abrite le musée historique de la ville. La base Mérimée recense aussi la tour d’angle sud-est des anciennes fortifications, en grès rouge des Vosges (classée en 1937), ainsi que l’ancien tribunal cantonal et l’église Saint-Étienne, inscrits en partie en 2002. Leurs abords de 500 mètres couvrent 130,80 hectares ; le périmètre délimité des abords présenté par la ville les ramènerait à 24,78 hectares. À l’intérieur de ces périmètres, l’avis de l’architecte des Bâtiments de France s’impose dès qu’un projet modifie une façade.
Côté chauffage, les 2 568 DPE réalisés depuis juillet 2021 montrent une ville en partie raccordée à un réseau de chaleur (26,4 %), à côté du gaz naturel (47,5 %) et de l’électricité (18,7 %). Le fioul pèse 3,4 % des DPE, mais 8,8 % des résidences principales au recensement. Les étiquettes F et G réunissent 6,4 % des DPE, contre 10,1 % dans l’ensemble du Haut-Rhin.
Sources : INSEE, Logement en 2023, base des principaux indicateurs ; ADEME, DPE des logements existants depuis juillet 2021 ; Ville de Cernay, histoire et patrimoine ; Ville de Cernay, périmètre délimité des abords (PDA) ; Ministère de la Culture, base Mérimée, immeubles protégés au titre des monuments historiques ; NF P 52-612/CN, températures extérieures de base (reproduction INEX)


