Une salle de bain réunit, sur quelques mètres carrés, presque tous les métiers du second œuvre : plomberie, électricité, plâtrerie et peinture. Nous la traitons comme un seul chantier, suivi par un seul interlocuteur, du relevé des réseaux jusqu’aux derniers réglages. Les mêmes équipes s’occupent de la plomberie du reste de la maison et du chauffage central.
Ce que nous faisons dans une salle de bain
- Rénovation complète : dépose des anciens équipements, reprise des alimentations d’eau froide et d’eau chaude, des évacuations, de l’électricité de la pièce et des cloisons, puis pose des nouveaux équipements.
- Remplacement d’une baignoire par une douche : receveur extra-plat ou douche à l’italienne, de plain-pied.
- Salle de bain adaptée : douche sans ressaut, barres d’appui, siège de douche, WC rehaussés, mitigeur thermostatique.
- Plomberie du reste de la maison : cuisine, WC, buanderie, raccordement d’un chauffe-eau.
- Chauffage central : réseaux, radiateurs et sèche-serviettes.
Ce que la visite technique vérifie avant le devis
Dans nos cinq départements, une grande partie des logements est ancienne : 37,9 % des résidences principales du Bas-Rhin et 48,6 % de celles de Meurthe-et-Moselle ont été construites avant 1971 (INSEE, recensement 2023). Dans une maison de cet âge, la salle de bain a pu être reprise plusieurs fois, et le devis dépend de ce que cachent les murs et le sol. Lors de la visite technique, nous relevons :
- le matériau et l’état des canalisations d’eau, et l’emplacement du compteur et des vannes ;
- le tracé des évacuations jusqu’à la chute, leur diamètre et leur pente ;
- la nature du plancher : dalle béton ou plancher sur solives en bois ;
- la ventilation de la pièce et la présence d’une fenêtre ;
- le tableau électrique et la protection des circuits de la pièce ;
- la production d’eau chaude : chaudière, ballon électrique, chauffe-eau thermodynamique.
Ce relevé dit si une douche à l’italienne est possible, quel receveur choisir, s’il faut déplacer une arrivée d’eau ou reprendre une évacuation. Il évite les surprises une fois la pièce ouverte.
Douche à l’italienne : évacuation, étanchéité, électricité
Une douche à l’italienne est une douche de plain-pied, sans marche ni ressaut pour y entrer. Trois points se préparent avant de la construire.
L’évacuation. L’eau part par un siphon de sol ou un caniveau, puis rejoint la chute avec une pente continue. Sur une dalle béton, le siphon s’encastre dans l’épaisseur du sol ; sur un plancher bois, il faut assez de hauteur entre les solives. Quand la hauteur manque, un receveur extra-plat reste possible.
L’étanchéité. Le sol de la douche et le bas des murs reçoivent une protection à l’eau sous le revêtement, et le sol prend une pente vers l’évacuation. Les cloisons de la pièce se montent en plaques de plâtre hydrofuges, obligatoires dans les salles de bain selon le carnet de pose Siniat qui reprend le DTU 25.41 (voir notre page plâtrerie).
Les volumes électriques. Ils fixent la place de chaque appareil, comme l’explique la section suivante.
Électricité de la salle de bain : les volumes de sécurité
La norme NF C 15-100 découpe la pièce en volumes autour de la baignoire ou de la douche. Pour une douche à l’italienne, le volume 0 correspond au fond de la douche ; le volume 1 forme un cercle de 1,20 m de rayon autour de la tête de douche (ou du raccord de la douchette sur le mitigeur), jusqu’à 2,25 m de haut ; le volume 2 s’étend sur 60 cm au-delà. Aucune prise ne peut se trouver dans le volume 2, ni à moins de 60 cm du bord d’une baignoire ou d’un receveur, et tous les circuits de la pièce sont protégés par un différentiel 30 mA.
Une paroi fixe, jointive au sol, pérenne et au moins aussi haute que le volume concerné réduit ces volumes ; une paroi coulissante, battante ou amovible ne les réduit pas. Le choix de la paroi change donc la place possible des prises, de l’éclairage et du sèche-serviettes. Sources : Promotelec, « Douche à l’italienne : quels sont les volumes de sécurité ? » (janvier 2025) et « Tout savoir sur les normes électriques de votre salle de bains » (septembre 2025). Le reste de l’installation est détaillé sur notre page électricité.
Eau chaude : 50 °C au robinet
Dans une pièce destinée à la toilette, l’eau chaude ne doit pas dépasser 50 °C aux points de puisage, pour limiter les brûlures. Quand le volume d’eau entre la production et le robinet le plus éloigné dépasse 3 litres, l’eau doit rester à 50 °C au moins dans le réseau, hors derniers tronçons, pour limiter le développement des légionelles. Ces règles viennent de l’arrêté du 23 juin 1978, article 36, dans sa rédaction issue de l’arrêté du 30 novembre 2005.
En pratique, un mitigeur thermostatique tient la température à la sortie de la douche, et un tracé court entre le ballon et la salle de bain limite l’eau qui stagne dans les tuyaux. Si votre ballon électrique arrive en fin de vie, un chauffe-eau thermodynamique produit l’eau chaude avec moins d’électricité ; nous le posons sous notre qualification QualiPAC.
Remplacer une baignoire par une douche
Le chantier enchaîne la dépose de la baignoire et de son tablier, la reprise de l’évacuation au bon diamètre et avec la bonne pente, le déplacement des alimentations vers le futur mitigeur, la pose du receveur ou la mise en pente du sol, la protection à l’eau, puis la paroi et les raccordements. Les murs autour de l’ancienne baignoire sont repris en plâtrerie et en peinture par nos équipes.
Pour une personne âgée, quelques équipements changent le quotidien : une barre d’appui près de la douche et des WC, un siège de douche rabattable, un mitigeur thermostatique, un sol de douche sans ressaut.
Salle de bain adaptée : ce que finance MaPrimeAdapt’
MaPrimeAdapt’ est l’aide de l’Anah pour adapter un logement à la perte d’autonomie. Les règles au 19 octobre 2026, d’après le guide de l’Anah « Les aides financières en 2026 » (édition de septembre 2026, p. 55 à 58) et la page MaPrimeAdapt’ de France Rénov’ :
- Pour qui : propriétaires occupants et locataires du parc privé, dont un membre du foyer a 70 ans ou plus, 60 à 69 ans sous condition de GIR (niveau de perte d’autonomie évalué avec la grille AGGIR), ou un taux d’incapacité d’au moins 50 % ou la prestation de compensation du handicap ; revenus modestes ou très modestes.
- Combien : 50 % (revenus modestes) ou 70 % (revenus très modestes) d’un plafond de 22 000 € HT de travaux. Les travaux induits, comme le carrelage à refaire après le remplacement d’une baignoire par une douche à l’italienne, entrent dans ce plafond.
- Avec qui : un assistant à maîtrise d’ouvrage habilité (AMO) est obligatoire. Il vient chez vous établir un diagnostic logement autonomie, parfois avec un ergothérapeute. Son forfait (600 € TTC, 800 € avec le rapport d’ergothérapie) est pris en charge par l’Anah en secteur diffus.
- Quand : la demande se dépose sur france-renov.gouv.fr avant de commencer les travaux ; l’Anah recommande d’attendre sa décision, la subvention n’étant pas de droit.
L’artisan peut être labellisé ou non, précise France Rénov’. Ce dossier est le vôtre, construit avec votre AMO : nous vous indiquons les pièces à fournir de notre côté, à commencer par un devis détaillé qui reprend les travaux préconisés dans le diagnostic. Le détail est dans notre guide salle de bain adaptée et MaPrimeAdapt’. Hors MaPrimeAdapt’, la rénovation d’une salle de bain n’ouvre pas droit à une aide de l’État.
Chauffage central et radiateurs
Nous intervenons sur les réseaux de chauffage central : remplacement ou déplacement de radiateurs, reprise de tuyauteries, sèche-serviettes raccordé au circuit de chauffage. Si votre chaudière au fioul ou au gaz arrive en bout de course, une pompe à chaleur air/eau peut reprendre le même réseau et garder vos radiateurs, selon leur taille et la température d’eau qu’ils demandent. Notre guide remplacer une chaudière fioul ou gaz détaille les options.
Ce que comprend un chantier de salle de bain avec nous
Après la visite technique, vous recevez un devis détaillé poste par poste : plomberie, électricité, plâtrerie, peinture, équipements. Pendant le chantier, les sols et les pièces de passage sont protégés, et un seul interlocuteur suit les travaux. La pose est faite par nos équipes. À la fin, l’installation est remise en eau et contrôlée, et nous vous expliquons le réglage du mitigeur thermostatique et l’entretien du siphon. La visite technique et le devis sont gratuits.



