Saint-Louis est née d’un hameau. En 1684, Louis XIV crée et baptise le bourg sur la route de Mulhouse à Bâle : quelques maisons de gardes, une ferme, une chapelle, une maison de douane et un relais de poste. La ville grandit avec les industries de la période allemande, de 1870 à 1914 (rubaneries, fabriques de cigares, ateliers de construction métallique), fusionne avec Bourgfelden en 1953, rattache La Chaussée en 1958 et accueille l’aéroport binational construit en 1946 (site de la ville).
Un parc surtout postérieur à 1970
Saint-Louis a peu de bâti ancien : 10,9 % des résidences principales datent d’avant 1946, quand 33,1 % datent des années 1971 à 1990 et 30,2 % d’après 1990 (INSEE 2023). Depuis les années 1990, la ville a recomposé son centre autour de la Croisée des Lys, qui réunit hôtel de ville, commerces, logements et équipements culturels. Quatre résidences principales sur dix sont occupées par leur propriétaire (40,0 %), et 27,6 % sont des maisons.
Ce profil oriente les travaux. Les immeubles des années 1970 et 1980 se rénovent en copropriété, façade par façade. Les maisons de la même période peuvent en général être isolées par l’extérieur : Saint-Louis ne compte aucun site patrimonial remarquable, et un seul édifice de la commune figure dans la base Mérimée : la distillerie Fernet-Branca, inscrite en partie en 1996. Dans ses abords, l’architecte des Bâtiments de France donne son avis.
Réseau de chaleur et fioul : deux situations à traiter
Parmi les 6 765 DPE réalisés à Saint-Louis depuis juillet 2021, près d’un sur trois (32,5 %) concerne un logement desservi par un réseau de chaleur ; 45,0 % décrivent un chauffage au gaz naturel, 16,5 % à l’électricité et 4,9 % au fioul. Le recensement, qui couvre toutes les résidences principales, compte en 2023 11,0 % de résidences principales chauffées au fioul, soit 1 161 ; en 2021, 41,0 % avaient un chauffage central collectif.
Dans un appartement raccordé au réseau, les travaux portent sur l’isolation et sur le confort d’été. Dans une maison au fioul, chaudière et cuve laissent place à une pompe à chaleur air/eau ; 73 DPE de la commune décrivent déjà une pompe à chaleur air/eau. Les étiquettes F et G réunissent 7,1 % des DPE, la lettre C 41,7 %.
Sources : INSEE, Logement en 2023, base des principaux indicateurs ; INSEE, base communale Logement 2021 (modes de chauffage) ; ADEME, DPE des logements existants depuis juillet 2021 ; Ville de Saint-Louis, histoire ; Ministère de la Culture, base Mérimée, immeubles protégés au titre des monuments historiques ; Service-public.gouv.fr, MaPrimeRénov’ (vérifié le 01/09/2026)


