La peinture est le dernier métier d’un chantier de rénovation, et celui qui se voit le plus. Nous peignons les intérieurs (murs, plafonds, boiseries, radiateurs) et les extérieurs (façades, soubassements, boiseries extérieures), en rénovation comme après nos propres travaux de plâtrerie ou de salle de bain. La mise en peinture se fait au rouleau, à la brosse ou au pistolet airless, comme sur la photo en tête de cette page, prise sur un de nos chantiers.
Peinture intérieure : murs, plafonds, boiseries
- Plafonds : une peinture mate, qui ne marque pas les reprises et cache les petits défauts.
- Murs des pièces de vie : mat ou velours, selon que les murs doivent se lessiver ou non.
- Pièces humides et cuisines : des peintures lessivables, adaptées à l’humidité, sur des supports sains.
- Boiseries, portes, radiateurs : satin ou laque, après égrenage et sous-couche adaptée au support.
Nous vous conseillons sur les teintes et les finitions lors de la visite technique, en tenant compte de la lumière de chaque pièce.
Préparer les supports : ce que dit le DTU 59.1
Les travaux de peinture de bâtiment suivent la norme NF DTU 59.1. Le calepin de chantier publié par la CAPEB, qui la résume pour les peintres, retient plusieurs règles utiles pour vous :
- Conditions de chantier : en intérieur, une température de 8 à 35 °C et une humidité de l’air inférieure à 70 % ; en extérieur, de 5 à 35 °C et moins de 80 %. Fenêtres fermées et meubles protégés en intérieur.
- Réception des supports : le peintre vérifie le support avant de peindre et accepte ou refuse un fond inadapté. Un plâtre fissuré, un enduit qui sonne creux, une ancienne peinture qui s’écaille se reprennent d’abord.
- Travaux préparatoires : lessivage, grattage, rebouchage, ponçage, passes d’enduit, puis couche d’impression, avant les couches de finition.
- Délais de recouvrement : le temps entre deux couches dépend de la peinture, de la température et de l’humidité, d’après la fiche technique du fabricant.
Peindre après des travaux : plâtre neuf, enduit, bois
Après un chantier de plâtrerie, les plaques neuves et les joints enduits n’absorbent pas la peinture de la même façon : une couche d’impression uniformise le fond avant les finitions, sinon les bandes réapparaissent sous la lumière. Un enduit neuf ou une reprise de maçonnerie doit avoir séché selon la fiche du fabricant avant d’être peint. Les boiseries anciennes s’égrènent, se dégraissent et reçoivent une sous-couche adaptée à leur ancienne finition. Quand nos équipes font la plâtrerie et la peinture, ces délais sont prévus dans le même planning.
Rendement et quantités
La quantité de peinture dépend de la surface, du support et du nombre de couches. Pour une peinture acrylique mate courante, Tollens indique un rendement de 10 à 12 m² par litre et par couche, soit en moyenne 5 à 6 m² par litre en deux couches (fiche technique Tol Pro Hydro Mat). Un support poreux ou très contrasté consomme davantage : c’est l’une des raisons pour lesquelles le devis part des surfaces mesurées à la visite.
États de finition : A, B ou C
Le DTU 59.1 définit trois états de finition, à préciser dans le devis :
| État | Aspect attendu | Exemple d’usage |
|---|---|---|
| A | Aspect d’ensemble uniforme, seuls de faibles défauts tolérés | Murs sous lumière rasante, où le moindre défaut se voit |
| B | Quelques défauts et traces d’outils admis | Entrée, couloir ; dû quand le devis ne précise rien |
| C | L’aspect du support n’est pas modifié, quel que soit son état | Locaux techniques, garage |
Source : CAPEB, calepin de chantier « Travaux de peinture » (NF DTU 59.1). Le passage de B à A demande davantage de passes d’enduit et de ponçage : c’est l’un des postes qui font varier un devis de peinture, et nous l’écrivons noir sur blanc.
Une peinture pour l’air intérieur
Depuis le 1er septembre 2013, les peintures et vernis vendus en France pour l’intérieur portent une étiquette qui indique leur niveau d’émission de polluants volatils une fois secs, de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions) (ministère de la Transition écologique, « Étiquetage des produits de construction »). Par ailleurs, la teneur en composés organiques volatils d’une peinture mate pour murs et plafonds intérieurs est plafonnée à 30 g/L dans l’Union européenne (directive 2004/42/CE, annexe II, valeur 2010). Pour une chambre d’enfant ou une pièce peu aérée, demandez des produits classés A+ : le devis précise les produits retenus.
Façades : peinture, ravalement et autorisation
Un ravalement remet en état les murs extérieurs : nettoyage, reprise des fissures et de l’enduit, puis peinture ou revêtement. En Alsace et en Lorraine, les façades vont de l’enduit sur parpaing des pavillons récents aux maisons à colombages, en passant par le grès des Vosges : chaque support a sa préparation et sa peinture, minérale, siloxane ou acrylique selon sa nature et son état.
Côté urbanisme, repeindre ou ravaler à l’identique est dispensé d’autorisation. Changer la couleur ou les matériaux demande une déclaration préalable, comme tout ravalement en secteur protégé (abords d’un monument historique, site patrimonial remarquable) ou dans une commune qui a soumis le ravalement à autorisation (service-public.gouv.fr, vérifié le 14 février 2025). Renseignez-vous en mairie avant de choisir une teinte.
Ravalement et isolation : la règle des 50 %
Un ravalement important peut obliger à isoler. Quand les travaux refont l’enduit ou ajoutent ou remplacent un parement sur au moins 50 % d’une façade hors ouvertures, d’un bâtiment chauffé, l’isolation thermique des parois ravalées devient obligatoire (Code de la construction et de l’habitation, art. R. 173-4 ; service-public.gouv.fr, vérifié le 20 juin 2025). Cette obligation vise les murs en terre cuite, briques industrielles, blocs béton, béton banché ou bardage métallique.
Elle ne s’applique pas :
- aux façades en matériaux sensibles à l’humidité : pierre, terre crue, torchis, bois, enduit traditionnel à la chaux, ce qui concerne les façades à pans de bois et torchis ;
- au simple nettoyage, aux réparations ponctuelles et à la remise en peinture ;
- en cas de dispense : risque de dégradation du bâti attesté par un professionnel, contradiction avec les règles d’urbanisme ou d’un site patrimonial remarquable, coût disproportionné.
Le ravalement d’une maison des années 1960 ou 1970 en blocs béton est donc le moment d’étudier une isolation par l’extérieur sous le nouvel enduit. Nous sommes qualifiés Qualibat RGE 7131 pour ces travaux, qui peuvent ouvrir droit à des primes CEE. Le guide prix de l’isolation par l’extérieur donne les fourchettes de coût au mètre carré.
Maisons anciennes : plomb et amiante
Dans un logement construit avant le 1er janvier 1949, d’anciennes couches de peinture peuvent contenir du plomb : c’est pourquoi un constat de risque d’exposition au plomb (CREP) est exigé à la vente. Pour un permis de construire antérieur au 1er juillet 1997, c’est un état amiante (service-public.gouv.fr, diagnostics à fournir en cas de vente). Si vous avez ces documents, montrez-les-nous lors de la visite technique : ils indiquent quelles surfaces demandent une préparation particulière avant tout ponçage ou décapage.
Ce que comprend un chantier de peinture avec nous
Après la visite technique, le devis détaille chaque pièce ou chaque façade : surfaces, travaux préparatoires, nombre de couches, état de finition, produits. Avant de commencer, nous protégeons les sols, les menuiseries et les équipements, et en façade les abords. Le chantier est suivi par un seul interlocuteur jusqu’à la réception, que nous faisons avec vous.
Ces travaux n’ont pas d’aide de l’État. Dans un logement achevé depuis plus de deux ans, ils relèvent en principe de la TVA à 10 % (service-public.gouv.fr, fiche « Taux de TVA pour les travaux de rénovation d’un logement », vérifiée le 21 février 2026). La visite technique et le devis sont gratuits.



