Trois villes historiques sous un plan de sauvegarde
Le centre de Nancy est protégé depuis 1976, d’abord comme secteur sauvegardé, aujourd’hui comme site patrimonial remarquable. Son plan de sauvegarde et de mise en valeur, approuvé par arrêté préfectoral le 19 décembre 2019 après révision, couvre 166 hectares : la Ville Vieille autour du palais des ducs de Lorraine, la Ville Neuve bâtie sous Charles III et l’ensemble du XVIIIe siècle, dont les places Stanislas, de la Carrière et d’Alliance, réalisées de 1752 à 1756 sous la direction de l’architecte Héré et inscrites au patrimoine mondial en 1983 (Métropole du Grand Nancy ; UNESCO). Ce plan fixe ses règles parcelle par parcelle, et toute intervention, à l’intérieur comme à l’extérieur, demande une autorisation d’urbanisme et l’accord de l’architecte des Bâtiments de France.
Autour de 1900, l’Art nouveau a ajouté une autre couche. La base Mérimée recense 265 édifices protégés au titre des monuments historiques à Nancy, dont 61 portent une date de construction du XXe siècle ; 32 notices rattachent leur édifice à l’Art nouveau ou à l’École de Nancy, comme la villa Majorelle, bâtie en 1907 par Henri Sauvage pour Louis Majorelle, ou la maison Bergeret, dessinée en 1903 par Lucien Weissenburger. Plusieurs ne sont protégées qu’en partie, façade et toiture le plus souvent, mais chacune crée des abords où l’architecte des Bâtiments de France donne son avis sur les travaux visibles.
Une ville d’appartements chauffés au gaz et à l’électricité
Les maisons ne représentent que 10,7 % des résidences principales, et 27,8 % des ménages sont propriétaires de leur logement (INSEE 2023). Le bâti ancien pèse : 14,9 % des résidences principales datent d’avant 1919 et 14,4 % de l’entre-deux-guerres. Parmi les 54 231 DPE réalisés à Nancy depuis juillet 2021, 49 969 concernent des appartements ; le chauffage repose sur le gaz naturel pour 51,6 %, sur l’électricité pour 38,8 % et sur un réseau de chaleur pour 8,5 %.
Ce parc oriente les projets. Dans les immeubles anciens, l’isolation passe souvent par l’intérieur, des murs sur rue aux plafonds sous comble. Dans les maisons, une pompe à chaleur air/eau peut remplacer la chaudière gaz. Dans les appartements chauffés par convecteurs, une climatisation réversible apporte le chauffage d’hiver et le confort d’été. À chaque visite technique, nous vérifions d’abord si l’adresse est dans le site patrimonial remarquable ou dans les abords d’un monument.
Sources : INSEE, Logement en 2023, base des principaux indicateurs (RP 2023) ; INSEE, base communale Logement 2021 (modes de chauffage) ; ADEME, DPE logements existants depuis juillet 2021 (données du 14/10/2026) ; UNESCO, Places Stanislas, de la Carrière et d’Alliance à Nancy ; Métropole du Grand Nancy, délibération du 8 février 2019 sur la révision-extension du PSMV ; Métropole du Grand Nancy, délibération du 8 juillet 2021 (PSMV approuvé le 19 décembre 2019) ; Métropole du Grand Nancy, dépliant Révision-extension du site patrimonial remarquable (2017) ; Ministère de la Culture, base Mérimée, immeubles protégés au titre des monuments historiques (export du 15/10/2026) ; POP, villa Majorelle (PA00106322) ; POP, maison Bergeret (PA00106234) ; Météo-France, fiche climatologique Nancy-Essey, statistiques 1991-2020


